Fièvre de Lassa : l'OOAS salue le lancement d'un essai vaccinal au Ghana
Le Ghana franchit une nouvelle étape dans la recherche contre la fièvre de Lassa. Les premiers volontaires ont reçu une dose du candidat-vaccin expérimental ChAdOx1 LassaJ au Centre de recherche en santé de Kintampo (KHRC), dans le cadre d’un essai clinique destiné à évaluer sa sécurité et la réponse immunitaire qu’il pourrait déclencher.
Développé par l’Université d’Oxford avec le soutien financier de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), ce candidat-vaccin sera testé sur un maximum de 51 adultes en bonne santé, âgés de 18 à 55 ans. Cette étude vient compléter un essai similaire déjà engagé au Royaume-Uni.
Transmise principalement par des aliments ou des objets contaminés par les excréments ou l’urine de rongeurs infectés, la fièvre de Lassa reste une menace sanitaire majeure en Afrique de l’Ouest. Les formes graves peuvent entraîner des complications hémorragiques et conduire au décès. Plus de cinquante ans après la découverte de la maladie au Nigeria, aucun vaccin n’a encore obtenu d’autorisation de mise sur le marché.
Pour les chercheurs, cette nouvelle phase constitue un espoir dans la lutte contre cette infection. Le candidat-vaccin repose sur la technologie ChAdOx1, également utilisée pour développer le vaccin contre la COVID-19 de l’Université d’Oxford et d’AstraZeneca. Toutefois, son efficacité contre la fièvre de Lassa reste à démontrer à travers les différentes étapes des essais cliniques.
Au-delà de la recherche scientifique, cette initiative contribue au renforcement des capacités de recherche en Afrique de l’Ouest. La Coalition contre la fièvre de Lassa, coordonnée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), travaille également à préparer l’introduction équitable de futurs vaccins dans les pays concernés. La CEPI s’est, pour sa part, engagée à financer les travaux de l’Université d’Oxford à hauteur de 24,9 millions de dollars au maximum.